Anniversaire du Conseil National de la Résistance
02/06/2009 14:34 par lamajo
Deux poids, deux mesures...
22/05/2009 08:24 par lamajo
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Deux poids, deux mesures...
22/05/2009 08:24 par lamajo
Le service de contrôle de légalité de la Préfecture vient d'écrire à Marc pour lui demander, en sa qualité de président du CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) de bien vouloir reconvoquer le Conseil d'Administration de cet organisme pour voter une nouvelle fois le compte administratif 2008, la première démarche étant entâchée d'illégalité.
Grave faute commise : c'est Marc, ordonnateur des dépenses en tant de président, qui aurait dû présenter les comptes, et non Solange, qui l'a fait en tant que vice-présidente.
Ça se tient. Sauf que, sur les sept années du mandat d'Arthur Paecht, ce dernier a toujours demandé à la vice-présidente Denise Peuchot de le faire... sans aucune remarque du préfet...
Et que, cette année, à Six-Fours, c'est bien aussi la vice-présidente du CCAS qui s'est acquittée de la même mission en lieu et place du maire... sans, non plus, que le préfet s'en offusque...
Quelle sollicitude de l'État à l'endroit de La Seyne pour nous éviter des ennuis légaux !
Commémoration de la Victoire de 1945
09/05/2009 09:21 par lamajo
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Commémoration de la Victoire de 1945
09/05/2009 09:21 par lamajo
L'allocution de Marc pour la cérémonie du 8 mai 2009Du 1er septembre 1939, jour où l’Allemagne nazie a déclenché l’invasion de la Pologne, au 8 mai 1945 qui voit la capitulation de l’Allemagne nazie, on aura sûrement vécu l’une des guerres les plus meurtrières de l’histoire de l’humanité.
Les précédents orateurs ont rappelé à notre mémoire des temps forts de cette page de notre histoire.
Ce conflit horrible aura a mis en jeu – ignoble gâchis ! - la mobilisation de la totalité des ressources humaines et économiques des nations engagées.
Rejetant le joug fasciste et nazi, les États qui se voulaient libres et les nombreux mouvements de la Résistance de ceux qui étaient asservis, dans de nombreux pays de l'Europe et du Monde, ont défendu les valeurs de liberté, de démocratie, et les droits de l'homme.
Cette guerre restera marquée bien sûr par des millions de morts, qu'ils aient été des soldats répondant à l'appel de leurs nations ou des civils décimés par les atrocités commises par les régimes totalitaires.
Elles ont durement frappé, autant les "politiques", des communistes aux résistants de tous bords, que les "raciaux", Juifs, Slaves, et autres Tziganes, allant même jusqu'à mettre en œuvre la "solution finale", le génocide des Juifs, programmé en janvier 1942.
Alors, on parle, dans les livres d'histoire, de la guerre de 39-45.
Ces années-là sont certes les bornes temporelles du "conflit officiel", depuis la déclaration de guerre de la France et l'Angleterre à l'Allemagne en réponse à l'agression de la Pologne, leur alliée, jusqu'à la signature de la capitulation allemande de 1945.
Mais nous-mêmes et nos enfants devrons toujours avoir en mémoire que c'est sur le terreau d'une idéologie funeste qu'a mûri cette guerre.
C'est bien, en effet, parmi les Allemands et les Italiens eux-mêmes que l'on compta les premières victimes du fascisme et du nazisme, bien avant le début des hostilités guerrières de nos livres d'histoire.
N'envoya-t-on pas en déportation et à la mort, dès 1927, ceux qui en Italie se refusèrent à adhérer à des slogans comme "
Credere, obbedire, combattere" (« Croire, obéir, combattre »), car, pour les fascistes, l'homme ne devait pas trop réfléchir, et ne pouvait se réaliser que par la guerre ?
Et le Börgermoorlied, le "Chant des marais", qui a, depuis, été entonné dans le monde entier, n'a-t-il pas été composé dès 1933 par des prisonniers politiques allemands internés en camp de concentration par d'autres Allemands aveuglés par le nazisme ?
Ayons-le en mémoire pour les générations futures : l'un des plus inhumains des conflits qu'a connus l'humanité a germé sur un socle de barbarie plus que sur une simple confrontation entre nations.
Et, déjà, des années avant le début de la guerre, se levait l'espoir d'un monde meilleur, vainqueur des tenants des idéologies nauséabondes qui avaient submergé les belles nations de Cervantès, de Goethe et de Dante.
Doch für uns gibt es kein Klagen.Ewig kann's nicht Winter sein.Einmal werden froh wir sagen :Heimat, du bist wieder mein !qu'on peut traduire à peu près par...
Mais ne nous plaignons pas.
L'hiver ne peut être éternel.
Un jour, nous dirons joyeusement :
« Ô Patrie, je te retrouve ! »
(
Die Moordoldaten - Le chant des marais)
Nous étions qu'en 1933... six ans avant la guerre et douze longues années avant l'armistice de 1945.
Et, hélas, aujourd'hui, sept décennies plus tard, l’hydre monstrueuse est toujours tapie au fond des âmes obscures, et ce combat, contre la haine, contre le négativisme, contre le rejet de l’autre, de l’étranger, du différent, est encore et toujours, malheureusement, d’une brûlante actualité.
C'est pourquoi la France et l'Europe se doivent de continuer à disposer d'une défense nationale et communautaire, forte, au commandement indépendant de quelque autre bloc, pour garantir autant leur sécurité que la liberté et la fraternité dans le Monde, comme l'avait imaginée le général de Gaulle.
Et c’est pourquoi aussi il convient que nous perpétuions, par des cérémonies simples, sans tapage médiatique outrancier, ouvertes à chaque membre du Peuple, mais pourtant solennelles, comme celle d'aujourd'hui, au fond de notre coeur et de notre mémoire, le souvenir de ce comportement exemplaire de milliers d’hommes et de femmes, soldats et civils, qui, au milieu de tant de lâchetés, de trahisons, de tentatives d’avilissements, ont su élever leur vertu d’humanisme, de courage, et d’abnégation.
Et, aux jeunes qui sont là, je dirai que la véritable leçon, le véritable mérite, sont peut-être ailleurs : ils doivent être, dans les temps de paix que nous avons la chance de connaître, dans notre capacité, au quotidien, à vivre ensemble, les uns, les autres, avec nos différences, mais dans des valeurs humanistes communes.
Le chantier est ouvert, et il est immense. Dans ces valeurs, il y a la mémoire qui est le ferment de l’espérance, le moteur de ceux qui veulent aller de l’avant.
Souvenons-nous, toujours, afin de ne pas revivre les mêmes erreurs, et que dans nos têtes se fredonnent sans cesse quelques mots de la version française du "Chant des marais" :
Liberté, Liberté chérie,Je dirai : Tu es à moi,Ô terre enfin libreOù nous pourrons revivre,Aimer.
Dien Bien Phu
09/05/2009 09:18 par lamajo
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Dien Bien Phu
09/05/2009 09:18 par lamajo
Allocution prononcée pour le 55ème anniversaire de la fin des combats de Dien Bien Phu
Jeudi 7 mai 2009
La guerre d’Indochine s'est déroulée de 1946 à 1954 ; elle a opposé les forces du Corps expéditionnaire français en Extrême Orient aux forces Viet Minh.
La bataille de Điện Biên Phủ fut un enjeu diplomatique et politique, mais c’est bien le drame militaire qui nous réunit dans le souvenir.
Diên Biên Phù est une petite plaine au nord-ouest du Viet Nam et fut le théâtre de la dernière bataille.P endant plusieurs semaines les troupes de l'Union Française eurent à subir les assauts acharnés d'un ennemi très supérieur en nombre.
Le 7 mai 1954, la guerre entre dans sa phase terminale après 170 jours d’encerclement et 56 jours de combats acharnés, de courage et de souffrance. Les Accords de Genève seront signés quelques mois plus tard. La France quitte la partie nord du Viêt Nam, l'ancien Tonkin.
Aujourd’hui nous pouvons dire que ces hommes vécurent un véritable sacrifice, ils obéissaient aux ordres et se battaient pour un combat décidé ailleurs.
C’est sans doute cela qui force le respect. Au-delà des considérations partisanes, nous retiendrons qu’une des grandes forces d’un pays démocratique est d’avoir à son service une armée respectueuse du pouvoir politique qui est le reflet de la volonté populaire exprimée dans les urnes.
C'est le drame militaire, disais-je, qui nous réunit dans le souvenir, mais, au moins en d'autres lieux qu'ici, ailleurs que face à ce monument aux morts, on ne peut pourtant ni faire l’économie des questions propres au colonialisme, ni se pencher sur la question de la diversité en occultant les questions du passé.
Car nous ne pouvons vivre sans héritage, nous le savons, mais, forts des combats menés par nos aïeux, il nous faut aussi savoir être critiques là où des engagements sont paradoxaux face aux valeurs que nous défendions, ici, en métropole, et défendons encore aujourd'hui. Jules Ferry ne fut pas seulement l’homme de l’école de la République et de ses belles valeurs qui nous réunissent, il fut aussi celui de la coloniale !
Nous avançons bien sûr chaque année un peu plus, et ce jour annuel de commémoration, désormais, doit marquer une nouvelle volonté politique, celle de défendre les peuples, celle de faire progresser la paix et la démocratie.
Visite des services Petite Enfance
10/05/2009 17:02 par lamajo
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Visite des services Petite Enfance
10/05/2009 17:02 par lamajo
CRECHE ELSA TRIOLET
59 enfants, effectif maximum atteint par la crèche municipale Elsa Triolet.
Mercredi 6 mai, Marc, avec Isabelle et Patrick, continuait le tour d'une partie des services municipaux de la petite enfance.
Éducation et rentabilité, deux leitmotiv faisant le quotidien de toute l'équipe. A la fois une réalité mais aussi une difficulté. "Si même la CAF se met a privilégier la quantité, nous ne devons oublier la qualité de notre travail éducatif", se sont empressées de souligner les éducatrices petite enfance de l'équipe. Gérer n'est pas éduquer...
Il faut que ceci reste une évidence, aussi est-il bon de le rappeler sans cesse.
Les inscriptions sont prises à la mairie sociale selon des critères qui se sont adaptés à une demande grandissante en modifiant et adaptant les critères d'accueil.
Une question cependant soulevée par Marc : La crèche est en concurrence avec la maternelle toute proche ? Pourquoi alors que des classes, voire des écoles, ferment à La Seyne (comme à Pierre Semard) ? La "classe passerelle" est-elle une solution pour accueillir au sein de l'école publique de très jeunes enfants ? Qu'en coûterait-il à la commune ? Il nous faudrait donc prendre une décision politique de refuser de prendre les 3-5 ans au jardin d'enfants à la rentrée prochaine s'est ouvertement interrogé marc. De toutes les manières il faut continuer dialogue et lutte pour que l'état continue d'accomplir sa mission de service public sans déléguer la totalité de cette responsabilité nationale aux communes ainsi que la charge financière afférente. La réflexion est donc incessante et Marc a engagé les élus présents et les agents municipaux a rester mobilisés pour un service public de qualité sans faire à la place de... En restant vigilant car aujourd'hui la situation de la commune ne permet plus de créer de nouveau lieux, donc cherchons des solutions avec l'état qui pallierait une capacité d'accueil qui ne s'accroitra fatalement pas. Un progrès dab la lecture des effectifs quand même a noter : le guichet unique a fait disparaître les inscriptions multiples pour le même enfant dans plusieurs crèches a la fois.
Forum "Sécurité et libertés"
10/05/2009 21:00 par lamajo
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Forum "Sécurité et libertés"
10/05/2009 21:00 par lamajo
Le 25 avril, la Préfecture a organisé un forum public sur le thème de la sécurité, en présence de la sous-préfète, Caroline Gadou, et du commissaire de notre circonscription, Jean-Claude Chautrand.
Le propos d'accueil de Marc...
Madame le sous-préfet,
Monsieur le commissaire de notre circonscription,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Je vous souhaite la bienvenue en cette Bourse du Travail, bâtiment historique de La Seyne, qui a fêté ses 100 ans en 2003.
Notre Bourse a joué un rôle glorieux pour la classe ouvrière seynoise, celle des chantiers navals en particulier.
J'ai relu avec plaisir le règlement intérieur qui avait été arrêté au début du XXe siècle, qui précisait que "tous les ouvriers syndiqués ou non, et sans distinction de nationalité, devront profiter au même titre des avantages que procurera la Bourse du Travail, soit pour le placement, soit pour les renseignements, soit pour les conseils sur les questions pouvant intéresser le monde du travail et les familles des travailleurs" et que " il ne pourra être tenu dans l'intérieur de la Bourse du Travail, sauf dans la grande salle, aucune réunion ayant trait à un objet politique."
On y éleva aussi bien des consciences et on y aiguisa longtemps l'intelligence de notre peuple seynois laborieux, avec de nombreux cours du soir gratuits : dessin industriel, mathématiques, mécanique, français, solfège. Ce qu'on appelle l'Éducation Populaire...
Et, chaque année, dès lors que la fête du travail a été autorisée le 1er Mai, l'avenue Gambetta où nous nous trouvons connaissait une activité fébrile. Après les discours, les motions adoptées dans l'enthousiasme, les omnibus à chevaux attendaient les participants pour les conduire, drapeaux rouges brandis, au banquet traditionnel qui se tenait tous les ans à Carqueiranne.
Et, parmi eux, les dirigeants des syndicats et du Parti ouvrier, des anarchistes, des antimilitaristes, qui étaient particulièrement... surveillés par la police.
Aujourd'hui, ironie de l'histoire, ce sont les représentants de ce domaine régalien de l'État qu'est la sécurité qui nous invitent à dialoguer avec eux sous cette même charpente.
Et, puisque nous sommes dans la grande salle, celle où, depuis plus d'un siècle, il est permis de parler politique, je nous incite tous à saisir l'occasion qui nous est donnée d'échanger et de confronter des points de vue.
Il est vrai que, ces derniers temps, nous avons été bien sensibilisés au thème du jour. Deux discours du Président de la République sur la sécurité en moins de cinq semaines et des annonces récurrentes de nouvelles mesures.
Je veux espérer que la démarche d'échange à laquelle nous invite Madame la ministre de l'Intérieur ne s'inscrit pas dans une logique d’instrumentalisation maximale des questions de sécurité à laquelle nous avons assisté dans d'autres périodes pré-électorales.
Parce que la question est sérieuse et la situation préoccupante. Il n'est pas utile de détailler ici les inquiétudes que nous connaissons, certes pas seulement à La Seyne, avec ce qui semble bien être un sentiment chez mes concitoyens (fondé ou non, seuls les chiffres peuvent en attester) d'une recrudescence des atteintes aux personnes, des agressions de bus, de pompiers ou de médecins du SAMU, des vols à main armée, des braquages des commerces de proximité, des irrespects de la quiétude de résidents d'immeubles dont les parties communes sont saccagées, de squats et d'intimidations, bref, d'un ensemble de faits qui, se cumulant, attestent d'un lourd malaise que les Seynois n'avaient pas ressenti depuis longtemps.
Je l'exprime un peu abruptement : nombreux sont mes concitoyens qui me disent que Monsieur le Président de la République, en matière de sécurité, s’agite beaucoup, mais que ses réformes leur paraissent bien inefficaces sur le terrain.
On va sûrement parler ce soir du sentiment que les 23 lois, votées ces 6 dernières années pour alourdir les sanctions, ne font pas diminuer la délinquance. On abordera sans doute la question de la disparition de la police de proximité qui nous était si indispensable, avec ses liens durables avec les populations de nos HLM et de notre vieux centre ville. Et, peut-être, nous rassurera-t-on sur le retour aux effectifs dont disposait notre commissariat jusqu'à l'an dernier, évitant aux personnels dont dispose M. Chautrand de se concentrer sur le court terme, pour mener, au contraire, des opérations de long terme et de prévention, que tout le monde sait plus utiles face à ce qu'on appelle la "violence réactive".
Sans entrer dans les débats, je voudrais tout de même indiquer mon sentiment. Certes, les forums comme celui de ce soir ont le mérite d'exister. Mais je crois qu'on ne peut pas faire l'impasse de jauger les diverses questions qu'ils suscitent à la lumière de politiques plus globales qui dépassent les strictes actions dédiées à la sécurité.
Quand on délaisse les services publics et que l’on réduit les solidarités collectives, quand les individus sont abandonnés à eux-mêmes, on récolte une société plus violente et moins respectueuse des autres.
Je crois que, pour améliorer réellement la sécurité des Français, il faut à la fois mieux punir et mieux prévenir. Il faut être dur à l’égard de la délinquance, mais tout aussi dur à l’égard des causes de la délinquance.
Cela passe par une police de proximité réellement présente sur le terrain, par une police d’investigation qui a les ressources pour travailler sur le long terme et par des tribunaux qui ont les moyens d’appliquer les lois.
Cela passe aussi, et peut-être surtout, par une politique d’égalité réelle pour tous les Français, ce qui exige de donner aux services publics, et en tout premier lieu à la scolarisation et la formation, comme aux structures dédiées à l'insertion professionnelle et l'accès à l'emploi, les moyens de remplir leurs missions.
Cela passe encore, à mon sens, par la possibilité de donner aux associations les ressources pour agir au quotidien.
Et enfin, cela passe par le choix de construire une société de la solidarité au lieu de vouloir une société du chacun pour soi.
Je sais, pour travailler avec eux depuis plusieurs mois, notamment en faveur des citoyens de nos quartiers populaires, que les représentants de l'État qui nous ont conviés aujourd'hui sont conscients de la globalité de ces enjeux.
Qu'ils me pardonnent d'avoir abusé de mon propos d'accueil pour ouvrir quelques pistes de réflexion collective...
Visite à la police municipale
10/05/2009 20:49 par lamajo
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Visite à la police municipale
10/05/2009 20:49 par lamajo
Accompagné de Jocelyne, de membres du cabinet et de la direction des services, Marc a rencontré fin avril une partie des personnels de la Police Municipale.
Son propos avant discussion avec les cadres et les agents de ce service...
Les pouvoirs de police d'un maire ne sont pas ceux qu’on croit ordinairement. Il n’est ni un shérif ni un juge.
Et ce n’est pas parce que la mode libérale est au désengagement tous azimuts des pouvoirs publics que le maire doit se substituer à l’État dans ses fonctions régaliennes, qui sont, je le rappelle :
- la défense du territoire,
- la justice
- l’économie et les finances,
et donc,
- le maintien de l'ordre public, avec, notamment, la police,
Il ne s’agit pas là d’une position politicienne ou idéologique, c’est simplement une question de bon sens et d’économie.
Vous devez savoir qu'on peut être soucieux de sécurité sans avoir de police municipale.
Pour preuve, des villes de gauche comme de droite s’en passent très bien.
Sans police municipale, Le Mans, avec plus de 140.000 habitants, dont presque le même pourcentage que La Seyne en Zone Urbaine Sensible, ville longtemps dirigée par le PCF et aujourd'hui par le PS, est 1ère au classement réalisé en 2008 par le magazine "Le Point" des villes les plus sûres de France.
Sans police municipale, Brest, avec également plus de 140.000 habitants, et trois Zones Urbaines Sensibles, qui a connu en 35 ans trois maires de droite et trois maires de gauche, a obtenu le premier prix 2008 de la lutte contre la délinquance.
Sans police municipale, Issy-les-Moulineaux, ville de même population que la nôtre, dirigée par la droite depuis près de 40 ans, ne connaît pas non plus de problèmes particuliers.
Par contre, Cannes, sans aucune Zone Urbaine Sensible, est la 100ème et bonne dernière au classement du "Point", malgré l’ampleur de sa police municipale, qui est la 4ème de France par ses effectifs, alors que la ville n'est que la 67ème par sa population.
Nous, à La Seyne, nous avons une police municipale, importante, avec une quarantaine de policiers et une cinquantaine d'assistants de sécurité, soit près d'un sur dix des employés de la mairie.
Vous devez savoir que c’est une option lourde à supporter financièrement. En effet, il faut que la ville forme en continu ses fonctionnaires de police, les habille, les paye, les dote de véhicules, de matériels et de locaux. Ce qui représente un budget annuel de ..... euros, soit plus de ..... euros par foyer fiscal !
Mais, comme je le dis souvent, si nous n'avons pas beaucoup d'argent à La Seyne, nos ressources humaines, plus importantes qu'ailleurs, constituent une force et une chance.
Cette chance, elle doit être utilisée au service de nos concitoyens, pour la mise en œuvre du projet qu'ils ont confié à l'équipe municipale que j'anime depuis un an.
Je vous en rappelle les grandes lignes, en matière de sécurité et de prévention, c'est-à-dire de vos missions, telles que nous les avons exposées et proposées aux Seynois, et donc telles qu'ils nous ont demandé de les appliquer en votant majoritairement pour nous :
➢ recentrer les missions de la police municipale sur des fonctions de prévention, laissant à la police nationale les missions de répression
➢ former et affecter la police municipale à des missions de soutien et d'accompagnement, et d'éducation à la prévention et la sécurité
➢ n'impliquer la police municipale dans les missions relevant de la police nationale que si cette dernière s'engage dans des stratégies de police de proximité
C'est donc la feuille de route que j'ai donnée à Jocelyne Léon, votre adjointe de tutelle, pour qu'elle en anime la mise en place, en passant par votre hiérarchie, depuis Thierry Dalmas, votre Directeur Général des Services, Fanny Magagnosc, la Directrice Générale Adjointe chargée de votre pôle, Cyril Henri, votre chef, et ses adjoints.
À quelque niveau de la hiérarchie que soit chacun de vous, des ASVP et agents, jusqu'aux cadres, vous êtes bien sûr des citoyens.
En ce sens, vous avez le droit d'avoir vos propres analyses individuelles et collectives des choix politiques que les Seynois ont faits en matière de sécurité pour les six années qui s'achèveront en 2014. C'est la démocratie. Et c'est une chance que des pays envient encore à notre République.
Mais vous êtes aussi des agents de la fonction publique, avec les devoirs qui s'y rattachent, fixés par l'article 28 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, qui stipulent que...
"Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Il n'est dégagé d'aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés."
Vous qui, justement, êtes chargés de veiller au respect de bien des lois et règlements, vous êtes peut-être les mieux placés, parmi vos collègues employés communaux, pour comprendre ce que signifie appliquer des orientations et des instructions définies par un conseil municipal et une autorité municipale.
Et vous savez sûrement, pour la plupart, le faire avec sérieux et abnégation, même si, en tant que citoyens libres d'avoir vos propres opinions, vous n'adhérez pas personnellement à toutes les instructions qui vous sont données.
Moi, qui suis aussi un fonctionnaire, je dois vous dire que, entre le 1er octobre 1975, jour où j'ai commencé ma carrière au service de l'État, et le 16 mars 2008, jour où j'ai obtenu mon détachement pour exercer mon mandat de maire, j'ai été 6500 jours au service de gouvernements de droite et 5342 jours au service de gouvernements de gauche.
Vous pouvez l'imaginer, je n'ai pas adhéré, comme citoyen, à toutes les politiques éducatives que ma hiérarchie m'a demandé d'appliquer au fil des 33 ans de ma carrière d'enseignant. Mais, pour autant, je les ai mises en œuvre et je n'ai jamais fait l'objet de quelque remarque que ce soit de mes supérieurs.
C'est cette même posture responsable que, comme l'ont fait mes prédécesseurs, j'attends de chacun et chacune d'entre vous, surtout aujourd'hui où la fonction publique se doit d'être exemplaire alors qu'elle est si injustement décriée.
Si je dois le rappeler aujourd'hui, c'est parce que j'ai le sentiment que tout ne va pas toujours pour le mieux. Vous qui êtes comme moi au contact de nos concitoyens, vous le sentez bien. Le courant passe mal. Des colères s'expriment. Des reproches sont faits. Des incompréhensions surgissent.
Je vais mettre quelques points sur les "i" pour illustrer mon propos, sachant que je ne vise bien sûr personne en particulier, et que mes remarques, piochées au hasard de ces derniers jours, concernent autant la forme que le fond de votre action.
Comment est-il possible qu'un conducteur se retrouve avec 7 procès-verbaux dressés par un ou plusieurs d'entre vous, obligeant un de vos chefs à réclamer la clémence du Procureur de la République ?
Comment est-il possible qu'une jeune fille que l'un de vous a, à juste titre, verbalisée pour n'avoir pas marqué l'arrêt à un stop, qui a reconnu son tort, reparte en sanglots après avoir été fustigée lors de son interpellation ?
Comment est-il possible qu'une conductrice que l'un de vous a arrêtée pour avoir grillé un feu rouge provisoire de chantier pour sortir de son chemin, ait déclenché la colère de cet agent alors qu'elle tentait de s'expliquer, ce qui est son droit, et se soit fait conspuer dans les termes de "vous me polluez" tandis qu'elle attendait l'établissement de son procès-verbal en fumant en plein air ?
Comment est-il possible qu'un jeune en cyclo, interpellé au même endroit alors qu'il a remonté la file de voitures au même feu et s'est arrêté au-delà du feu, se soit vu répondre, alors qu'il s'inquiétait du temps qu'allait prendre sa verbalisation, qu'on se moquait qu'il arrive en retard à son lycée ?
Comment est-il possible que je reçoive un rapport qualifiant "d'odieuse" la façon dont l'un de vous s'est exprimé avec une de nos concitoyenne, bénévolement impliquée dans la vie de son quartier, aujourd'hui rudement soumis à des situations impossibles dues à des constructeurs qui n'ont de respect ni pour les règlements d'urbanisme, ni pour les habitants, alors même qu'elle ne plaidait pas pour elle-même, mais pour des résidants âgés qui vivent un enfer quotidien ?
Comment est-il possible que, tandis que la représentante de l'autorité municipale, votre adjointe de tutelle, rappelait à certains d'entre vous sa consigne très claire d'explication aux conducteurs du centre ville qu'il fallait qu'ils n'utilisent la zone bleue que pour de courts arrêts et le parking de l'IPFM pour des stationnements plus longs, il lui ait été répondu par l'un de vous qu'elle n'avait qu'à demander aux conseils de quartiers de donner ces explications ?
Comment est-il possible que, plutôt qu'inviter au civisme les conducteurs mal garés en expliquant les difficultés actuelles de stationnement dans le centre qui peuvent mettre en péril les commerces et la vie sociale de nos vieux quartiers, même si vous les verbalisez, et même s'ils sont parfois vindicatifs face à la sanction juste que vous leur infligez, certains d'entre vous s'en tiennent à dire : "Ordre du maire !", ce qui, en plus, est inexact ?
Et je pourrais citer bien d'autres situations anormales.
Oui, vous avez le devoir de faire respecter la Loi. En faisant cela, contrôles de vitesse, tests d'alcoolémie, contrôle du respect des signalisations et du code de la route, police de l'urbanisme et de l'environnement, vous protégez nos concitoyens du danger et vous améliorez les conditions de vie quotidienne de tous, à commencer par les plus faibles. C'est très bien.
Mais je vous demande fermement de mettre un point d'honneur à le faire avec courtoisie, avec discernement, en jaugeant la gravité des faits. Il y a les lois, mais aussi l'esprit des lois, et la manière pédagogique de faire un rappel aux lois.
Je ne vous demande pas de faire du chiffre. Le but n'est pas de faire un concours du nombre de sanctions infligées, mais d'expliquer, d'expliquer sans cesse, pour que les consciences de nos concitoyens soient élevées et que les incivilités régressent, même si ça doit passer, parfois, mais en dernier ressort, par la juste répression.
Même si mes remarques ne concernent probablement qu'un tout petit nombre d'entre vous, qui, comme chacun, peuvent connaître des moments de moindre attention, vous devez regagner collectivement l'image positive de ceux qui, tels les sauveteurs, les pompiers ou les gardes-champêtres d'antan, rassurent, aident et accompagnent.
Je vous le dis avec mon franc-parler habituel et sans langue de bois. Fixez-vous individuellement et solidairement cet objectif. Et je demande clairement à vos chefs de piloter votre action dans ce sens.
Aux côtés de ces missions du quotidien, que je sais parfois peu valorisantes, vous savez vous impliquer avec efficacité dans bien des domaines.
Je dis bravo à ceux que j'ai vus, il y a quelques jours, dans la nuit, interpeller fermement, mais calmement, et justement, des jeunes éméchés dans une rue de notre centre ancien. Votre présence nocturne rassure. C'est une bonne chose.
Je dis bravo à ceux qui ont répondu volontairement, et dans l'urgence d'une situation imprévue, pour assurer la sécurité et les cheminements des piétons qui, par centaines, ont débarqué l'autre samedi du paquebot "Fantasia" pour gagner notre port et notre vieille ville.
Je dis bravo à ceux qui ont géré dans le calme, avec patience et avec une compréhension un peu paternelle et amusée, voire un brin complice, les manifestations des lycéens et étudiants et les embouteillages imprévus qui en ont découlé, suscitant la vindicte des automobilistes.
Je dis bravo à ceux qui assurent une présence dans nos quartiers populaires, alors que l'État s'est malheureusement désengagé de cette police de proximité si nécessaire, pour donner une suite préventive aux caillassages de bus, aux agressions de pompiers ou aux déprédations d'espaces publics.
Je dis bravo à ceux qui initient des actions d'éducation des enfants à la sécurité, ceux qui assurent la sécurisation des abords d'écoles, ceux qui aident à la tranquillité et au bon déroulement des manifestations publiques, culturelles, sportives et de loisirs.
Je dis bravo à ceux qui patrouillent dans l'ensemble des quartiers de la ville et rappellent aux gens le code de l'urbanisme et les bonnes règles de vie, par exemple en les incitant à tailler leurs haies qui débordent sur la voirie publique, quitte à rappeler les sanctions pouvant survenir, tout en signalant aux services techniques les petits travaux qu'il faudrait effectuer pour garantir la sécurité.
Et, comme pour mes griefs, ce n'est là qu'une liste bien incomplète de ces félicitations et ces encouragements, que j'adresse d'ailleurs probablement aux mêmes que ceux qui ont fait l'objet de mes reproches de tout à l'heure.
Vous le voyez, je crois qu'il s'en faut de pas grand chose pour que l'image du service public communal de la tranquillité et de la sécurité urbaines soit redorée auprès des Seynois.
Je pourrais m'en tenir à distribuer des bons et des mauvais points.
Je pourrais aussi m'en tenir à dire à ceux pour qui il serait impossible ou impensable de mettre en application les orientations de l'actuelle autorité municipale qu'ils peuvent toujours faire jouer l'opportunité qu'ils ont, comme fonctionnaires, de solliciter et obtenir une affectation dans une autre collectivité qui leur conviendrait mieux.
Malgré mes impatiences et mes regrets, je m'y refuse aujourd'hui. Je veux que ça marche.
J'ai demandé à votre adjointe de tutelle de vous réunir dans les prochains jours pour préciser encore les orientations qui sont les nôtres en matière de sécurité et de prévention.
J'ai confiance en vous pour que vous les intégriez et les appliquiez plus et mieux.
Et j'attends de vos chefs qu'ils dirigent vos missions dans ce sens.
Je veux pouvoir compter sur vous.
Les coordonnées de l'équipe
10/05/2009 20:06 par lamajo
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Les coordonnées de l'équipe
10/05/2009 20:06 par lamajo
Cliquez sur le nom du membre de l'équipe pour lui adresser un courriel...
Marc Vuillemot - 06 83 85 19 67
Raphaële Leguen - 06 85 92 78 92
Philippe Mignoni - 06 76 12 84 23
Florence Cyrulnik - 06 85 33 59 92
Claude Astore - 06 72 87 47 15
Logique !
10/05/2009 19:17 par lamajo
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Logique !
10/05/2009 19:17 par lamajo
On se préoccupe de fluidité de la circulation, surtout en ce moment de phase expérimentale.
Ça doit passer par une information simple et visible.
Cette photo parle d'elle-même...
Un blog, pour quoi faire ?
09/05/2009 09:15 par lamajo
A toute l'équipe,
La création de ce blog informel a pour but de nous aider à mieux travailler ensemble, si cette modeste prétention n'était pas tenue, le blog s'éteindrait de lui même.
Ce blog n'est pas référencé sur les moteurs de recherche, n'apparait pas donc pas sous Google, et ne doit pas être diffusé en dehors de nous, élus-cabinet-Maire-DGS.
il est comme un classeur évolutif qui permettra de mettre en ligne des documents de synthèse sur l'avancée des grands projets de notre ville pour favoriser l'actualité de l'information sur l'avancée de notre projet politique.
Il évitera les écueils que nous constatons presque tous aujourd'hui après un an de mandat, celui de l'isolement, celui du nez dans le guidon en permanence, celui du cloisonnement dû en partie à la prise en charge de dossiers parfois très lourds qui accapare temps et esprit, celui de la spécialisation et de l'expertise que chacun développe fort heureusement dans son domaine mais ne trouve plus forcément l'occasion de partager.
Nous sommes une équipe, nous devons lutter contre la lassitude, le stress et parfois sans doute un certain sentiment de solitude qui nait de tout ça. Si l'absence de réponse, où l'impossibilité d'accéder à une information, de répondre à un ou plusieurs citoyens, laissent parfois un sentiment amer pouvant dériver en souffrance, ce site pourra peut être rajouter un lien entre nous. Il pourra être donc consultable par nous tous, du maire jusqu'au dernier adjoint de notre majorité municipale.
Il faut qu'au delà des problèmes qui jalonnent ce mandat, nous restions pour les Seynois une équipe soudée, soucieuse du service qu'elle rend au public en réalisant le programme pour lequel elle a été élue de justesse.
Ce site doit engager chacun d'entre nous à rester en contact, à partager l'information et le fruit de son travail, mais aussi à signaler les urgences, à poser les bonnes questions.
IL ne pourra pas être une cellule d'assistance psychologique, ni un déversoir d'amertume, mais un outil constructif et collectif complémentaire de contact et de pistes et de propositions de solutions.
Faisons le évoluer ensemble, servons nous en.